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dimanche 20 septembre 2015

Demi-marathon de Montréal, édition 2015

Fière de moi, je me suis réveillée à 5 heures.  
Fière de moi, je me suis réveillée à 5 heures et j'ai donné à manger aux chiens.
Toujours "dans les temps", j'ai quitté la maison à 6h30.

Naturellement, puisque ça faisait longtemps que je n'étais pas allée aux abords du métro Longueuil, j'ai pris la mauvaise sortie pour aller au stationnement!  

La traverse pour piétons avait le "piton collé" pour traverser vers le terminal d'autobus, c'est à ce moment que je me suis dit que j'aurais dû apporter un sac à poubelle pour me protéger des courants d'air.  

J'ai croisé une amie qui voulait retourner chez elle, en courant, par le pont Jacques Cartier (en sens contraire du marathon) car le pont Victoria était fermé pour cause de bateaux!  Elle devait faire 6km et souhaitait arriver à temps pour les cours de natation de ses enfants.  En tout cas, elle m'a fait rigoler!

J'ai aussi fait une entrevue impromptue pour la télé de RDI.  Le journaliste m'a demandé quel était mon but... Je crois que j'ai répondu que le temps était exclu pour un podium parce que j'avais un surplus de gras!!!   Ensuite, à micro fermé, je lui ai dit que c'était pas tellement gentil pour les gens un peu plus gros.  On a rigolé!  J'ai parlé d'un esprit sain dans un corps sain, parce que la course, c'est ça pour moi, entre autres choses.

Le maire Coderre est arrivé.  Je me suis retenue pour ne pas lui parler du village des tanneries.  

Je suis arrivée première dans mon corral, pour une fois que je ne suis pas en retard ou à la dernière minute!  C'est un jeune homme qui est arrivé en deuxième et il m'a dit que j'avais gagnée la médaille d'or du corral!  J'ai trouvé ça drôle!  Dominique qu'il s'appelait. Un étudiant au Bac en géographie à l'Université de Montréal.  Il était nerveux et avait beaucoup de jasette.  On a parlé des ondes (les micro-ondes précisément) et de reconnaissance satellite par infrarouges.  Un sujet comme un autre quoi!  Il m'a expliqué que ce type de reconnaissance était fort utile en archéologie pour pouvoir reconstruire des sites... et j'ai pensé au village des tanneries qui a été détruit hier.  



J'ai croisé mon amie, "super Fab", que je n'avais pas vue depuis 4 ans je crois.  J'ai pu lui faire la bise au 5ème et 11ème km!

Au 8ème km, j'ai croisé un ami qui courait le marathon, il avait un super rythme de 5:02 du km. 
J'ai fait moins d'une minute avec Jocelyn et je l'ai laissé continuer en l'encourageant pour le restant.

Le soleil est sorti et j'ai commencé à surchauffer un peu.  J'ai dû me verser au moins 5 verres d'eau sur la tête pour le restant de la course.

Beau 10ème km mais les jambes se sont mis à ralentir peu après le 13ème km: je n'ai pas couru plus loin que cette distance cette année... J'ai vu l'impact!

Au 12ème km, j'ai vu, de loin, une braque de Weimar comme ma Juliette. J'ai demandé la permission à ses humains de faire de la zoothérapie.  C'était "un grise" plus tranquille que Juliette.  Je lui ai donné un gros bec sur le museau et je suis repartie.  

Sur la rue Notre-Dame, il y avait de nombreux spectateurs, beaucoup d'encouragements et je faisais, quelques fois, de petits détours pour aller taper dans la main d'un enfant.

Image surprenante vers le 18ème km où quelques prostituées se sont retrouvées dans la course: elles ont encouragé tous les coureurs!  

J'ai grimpé la côte Berri en souriant parce que "ça fait moins mal quand on sourit"!

En tout cas, j'avais hâte d'arriver dans le Parc Lafontaine!
2:02:00 pas si mal.

J'ai pris deux gels pendant la course: c'est confirmé, ça fait des réactions chimiques dans mes intestins, il a fallu que je trouve rapidement les "portolets"!!!  

Je n'ai vu personne que je connaissais à l'arrivée, à part Emmanuelle qui m'a donné ma médaille, alors j'ai marché jusqu'au métro Berri, question de continuer un peu et éviter d'asphyxier les gens dans le métro.


Une bien belle course, soleil et temps frais.


vendredi 31 juillet 2015

Mirror Lake à Lake Placid

Retour à Lake Placid pour aller courir et nager avec Sylvie dans le Mirror Lake.

Bon... je suis arrivée un peu en retard pour notre rendez-vous car j'ai eu la lubie, juste avant de partir de chez moi, de laver les planchers!!!  Duh, ce n'était pas une bonne idée...

Une chance que j'ai la carte Nexus qui permet de passer les douanes plus rapidement.

Sylvie et moi avons couru un 6km en partant de Mirror Lake Dr, Northwood Rd, en passant par la 86, pour revenir par Cobble Hill et faire le tour du lac.
Lorsqu'on fait le trajet du Ironman à vélo et qu'on revient vers le village, il y a trois plateaux sur la 86 qui sont surnommés baby bear, mama bear et papa bear (petit ours, maman ourse et papa ours)!
Cette année, ils les avaient dessinés sur la route!


Après notre course, nous sommes allées prendre un sandwich chez The Good Bite, un bon petit resto végétarien.

Nous avons fait un peu de lèche-vitrine et je suis ensuite allée pédaler un 20km pour me familiariser avec ma nouvelle position sur mon vélo.

Ouais, ben une chance que je n'ai pas manqué de freins en descendant Colden Ave. parce que j'aurais mangé de l'asphalte. Waouh!  Ma position est assez agressive et je me rends vite compte qu'il faut que je me réhabitue.
En plus, avec mes roues, je sens que je vais manquer de jambes pour grimper les côtes...
J'ai pédalé un petit bout sur la 73 et ensuite, je suis revenue sur mes pas pour prendre River Rd.
Il y avait un écriteau qui disait que la rue était barrée, mais j'ai pu faire un assez grand bout jusqu'à ce que je vois que la route était réellement fermée.  J'ai croisé une dame qui était en vélo de montagne et je lui ai demandé quel chemin prendre pour retourner au village car j'espérais ne pas être obligée de remonter encore l'avenue Colden!!!

En faisant un petit détour vers Old Military Rd j'ai pu regrimper, par plateaux, jusqu'au village!



Je suis arrivée juste à temps, à 16h, pour aller nager avec Sylvie qui avait besoin d'une présence avec elle dans le lac car ce n'était que la deuxième ou troisième fois qu'elle nageait en eau libre.
Sylvie, c'est mon idole!  Elle a fait d'énormes progrès en natation.  Elle ne nageait pas et elle avait une peur bleue de l'eau.  Elle a pris des cours, a apprivoisé sa peur: ça prend beaucoup de courage.

Nous avons mis nos wet suit et avons commencé à nager dans le Mirror Lake.
Le lac Miroir: il est d'un calme plat, un superbe lac pour nager en eau libre.
Les bouées de l'Ironman sont posées en permanence car elles servent aussi à l'équipe de rowing locale.
Les embarcations à moteur sont interdites.

Nous avons commencé à nager en partant de la plage pour les chiens.
Après environ 50 mètres, j'ai été encerclée par une famille de canards!!!
Je devais être une curiosité pour eux!  "Quossé ça cette affaire là qui nage tout croche dans l'eau"!

C'était dépassé le quai et Sylvie était fière d'elle, c'est la première fois qu'elle était aussi loin du rivage.
Mais elle m'a dit: "je vais avoir besoin de ta présence".

J'avais aussi ma bouée torpille.  Je l'emporte toujours quand je nage en eau libre sans surveillance officielle.
Elle a été pratique, Sylvie s'y est agrippée à quelques reprises pour calmer sa respiration: elle était tellement contente de nager si loin qu'elle hyperventilait un peu et riait à gorge déployée.

C'est difficile de rire et de nager en même temps!

En tout cas, ce fut un moment magique pour moi: j'ai pu accompagner une amie à surmonter sa peur et à aller plus loin.  D'une bouée à l'autre!

Avant de retourner à la maison, nous nous sommes arrêtées au resto mexicain, ça rentrait aux toasts!


dimanche 31 mai 2015

Le rétrothon


J'ai une amie et ex-collègue de travail, Dominique, que je n'avais jamais vu malgré le fait qu'on se connaisse depuis 7 ans!

Nous nous sommes souvent parlé au téléphone et nous communiquons par Facebook.

Nous avons décidé, fin mars, de participer ensemble au 5km du Rétrothon, une course visant à recueillir des fonds pour la maison des jeunes de la ville de St-Hubert.


Une autre amie, Madeleine, a décidé de se joindre à nous parce que le thème du Rétrothon était trop rigolo: il fallait se déguiser en "années 80" et en couleur fluo pour y participer.

On a embarqué à fond!  Notre participation était colorée, c'est le moins qu'on puisse dire!


Le plan de match pour moi, c'était de courir avec Dominique et l'encourager.
C'était son premier 5km cette année et, à cause de problèmes de santé, elle n'a pu s'entraîner autant qu'elle l'aurait voulu.  
Nous avons donc alterné marche et course tout au long du parcours.  Nous avons aussi rencontré Natalie, qui était bien contente de pouvoir partager l'expérience avec d'autres coureuses.  Je leur ai donné des conseils de course, elles seront prêtes pour leur prochaine participation!

C'est avec le sourire que nous avons franchi la ligne d'arrivée.


jeudi 9 avril 2015

Escapade cubaine

Une semaine de soleil, de chaleur, de bitume: le bonheur quoi!

Des routes vallonnées, mais toujours du vent sur ce joyau des Caraïbes!

Vers Holguin, vers Banes: des paysages à couper le souffle et un accordéoniste sur le bord de la route!  C'est le réalisme magique latino-américain.

Des images et des gens qui inspirent par leur persévérance et leur simplicité.

Et la base est faite pour le vélo!  Il me reste à manger des croûtes pour la course à pied, mais ça va revenir et je saurai soutenir le rythme.








dimanche 8 mars 2015

Semaine OK


J'ai couru 24 kilomètres cette semaine. 

J'ai recommencé à augmenter l'intensité et la vitesse: je cours à 10kmh et 11kmh pour le moment (sur le plat).  Aujourd'hui, j'ai couru la deuxième portion de l'Ironman de Lake Placid de façon virtuelle avec le module iFit. C'est un bidule assez cool que je connecte sur le tapis de course tandis qu'en ligne je peux cartographier mes entraînements à l'aide de Google et voir la route pendant que je cours.  L'avantage, c'est que le dénivelé est calculé automatiquement et le tapis s'ajuste sans que je n'aie rien à faire.  Le 10km d'aujourd'hui comportait une montée à 15%,  naturellement, je ne courais plus à 10 kilomètres heure!  
Et comme je me souviens de cette montée, j'y avais pleurniché ma vie en 2011!  
Je vais la pratiquer en masse pour pouvoir la faire avec le sourire cet été.

Courir, quand on n'a plus son poids d'athlète, c'est aussi tout un défi et c'est toute une leçon d'humilité.
J'ai 25 livres à perdre, je peux vous confirmer que ça fait toute une différence autant dans la foulée que dans la vitesse.
Leçon de persévérance!

iFit

dimanche 18 septembre 2011

Fâchée noir

Ça a commencé jeudi en fin de journée...
Je me sentais "électrique".
Juliette était aussi paquet de nerfs

Me suis demandée si ce n'était pas la pleine lune.
Naon!

Ensuite, le matin, je me réveille encore électrique...
Les propos de Véronique sur Twitter concernant SON cheveux blanc me fâchent!
Pas fâchée contre elle, mais contre la société qui dicte aux femmes leur image comme si elles n'avaient pas le droit de vieillir et devraient toujours avoir l'air d'une adolescente de 16 ans maquillée à outrance.

Je me sens fâchée pour d'autres choses aussi, mais je ne sais pas quoi!

J'ai décidé d'aller courir, ça tombait bien, j'avais des intervalles à faire.
5 fois 5 minutes en ELD1 (ça veut dire à fond la caisse).
Eh ben, je vais essayer d'être en "clisse" la prochaine fois que je participerai à une course.
Je crois que je n'ai jamais couru aussi vite de ma vie!
13km en 1h04, une cadence de 4:51!
Même Juliette ne courait pas aussi vite que moi.
Reste que, même après cette course d'enfer, j'étais encore fâchée.

J'ai envoyé un courriel à mon amie Brigitte en lui disant que j'étais en "clisse" contre tout et en lui demandant si c'était un symptôme de pré-ménopause.  
Elle ne pouvait pas me répondre toute suite, alors j'ai été voir Lyne ma super collègue de travail pour lui demander si c'était normal ces symptômes de pré-ménopause.  Elle est partie d'un éclat de rire tonitruant et m'a répondu: t'es peut-être juste "ben, ben, ben SPM"!!!
Que ce soit l'un ou l'autre: I don't like being a bitch!!!

J'ai ensuite reçu la réponse de Brigitte.  En "jasant" avec elle, j'ai découvert d'autres causes de ma "fâchitude".

Ce qui me fait faire "Grrr" c'est une multiplicité de petits détails gossants: ma personnalité de type A qui voit ses plans chamboulé, la manipulation maternelle, ne pas pouvoir aller aux pommes samedi, mes internets qui ne fonctionnaient pas, mon Mac qui ne voulait pas reconnaître mon routeur, les symptômes de pré-ménopause ou SPM, les arbres du voisin qui poussent trop dans les fils d'Hydro et dans mon fil qui mène à la maison, la société qui imposes des critères de jeunesses de filles de 16 ans aux femmes dans la trentaine, quarantaine, cinquantaine..., le gars qui agresse en faisant "chirer" ses pneus pis son muffler sur la rue Bourgogne, les "moumousses" dans la maison qui se multiplient par génération spontanée même si je passe la balayeuse...

Arrggh!

Arthur qui fait la grimace!

Bon, j'ai coupé plein de branches sur l'heure du lunch dimanche pendant qu'un ami réglait mon problème des internets et de mon Mac indigne (qui ne reconnaissait  pas son routeur) et je suis allée courir 2 heures en fin de journée: ça m'a calmé le pompom!
Je suis redevenue normale :-)

Et félicitations à Juliette qui a couru son 3ème demi-marathon!


dimanche 4 septembre 2011

Le Défi des Collines

Sonnerie du réveil à 5 heures.
Wow!  Je ne passe pas tout droit même si j'ai un peu mal dormi car des fêtards du Festibière gueulaient dans les rues à 2 heures du matin et il faisait quand même assez chaud, 25 degrés ...

Je m'étais assurée aussi de recevoir un coup de téléphone de Geneviève question d'éviter de passer tout droit.
C'est ça aussi la solidarité dans le sport!!!

J'ai pris mon petit déjeuner tranquille.
Un petit déjeuner tranquille se compose de gruau avec des petits fruits!
Les geais bleus se sont réveillés, Juliette et Clouzot dormaient sur le fauteuil du salon pendant que je buvais mon café et que j'allais me faire peur en allant voir la température sur météomédia: 35 degrés avec le facteur humidex.  Arrggh, j'appréhende les "collines" et la chaleur.
J'ai mis mon kit de course et j'ai hésité un peu pour savoir quelle camisole j'aillais porter.
J'ai décidé de mettre celle de vélo car je voulais pouvoir y glisser mon petit imper sans manches hyper léger question d'éloigner la pluie.
Ben oui!  Tout le monde sait que lorsqu'il y a quelqu'un qui apporte un imper, il ne pleut jamais!
J'ai aussi bien emmailloté mon ongle de la grosse orteil gauche pour éviter que l'ongle que je vais perdre ne s'arrache durant la course... Irk!

Départ de la maison autour de 6 heures.
Direction Ste-Catherine-de-Hatley.

Il n'y avait pas beaucoup de voitures sur la 10 à cette heure.
Je regardais bien tout autour pour éviter les chevreuils ou les orignaux...
Je me souviens encore de l'accident de l'an passé, qui avait eu lieu quelques minutes avant que j'arrive dans le coin de Waterloo.  Un orignal c'est gros, mieux vaut éviter d'en frapper un quand on peut!

Rendu dans le coin d'Orford, je conduisais dans de la purée de pois tellement il y avait de brouillard.
Et puis, soudain, spectacle hallucinant d'un soleil orange.
Wow, c'est tellement beau me suis-je dit!  J'ai regretté de ne pas avoir mon appareil photo... mais don't take picture and drive!

Il a été facile de trouver Ste-Catherine-de-Hatley même sans GPS!

J'ai stationné la voiture dans un champ et je suis allée chercher mon numéro de coureur, le 261, à l'école située en haut d'une p'tite côte.
Je suis retournée à la voiture pour aller porter le t-shirt de l'événement dans la valise de l'auto.
J'ai remonté la p'tite côte au pas de course question de m'échauffer un peu.
Il était environ 7h45.

J'ai observé les participants de la course.
Il y avait quelques membres du Club des Vainqueurs, des athlètes d'élites (on les reconnaît car ils font 100lbs les cheveux mouillés!) mais aussi beaucoup de familles et d'enfants.
J'ai aussi vu une petite mini-rainette que j'ai montrée à des enfants tout ébahis!

C'était beau de voir tous ces gens.
Il faisait soleil et... il faisait déjà pas mal chaud!

Jacques Demers, pas LE Jacques Demers mais LE maire de Ste-Catherine-de-Hatley a fait un petit discours avant le départ de masse.
Les coureurs qui faisaient le 5.5, le 15 et le 30km partaient tous en même temps.  Monsieur le maire faisait le 5.5, je l'ai dépassé entre le 1 et le 2ème kilomètre mais j'ai pris le temps de lui dire que son village était bien beau et que j'y déménagerais n'importe quand: les routes ont l'air fabuleuses pour le vélo!  Et... il y a des "collines"!!!

J'avoue que les deux premiers kilomètres ont été surprenants!
Nous passions sur une route de terre, le chemin Gingras.
À notre gauche, un troupeau de boeufs gambadaient en rond probablement en pensant qu'il y avait foule en ce dimanche sur leur petit rang!
Quand j'y suis repassée au 26ème kilomètre, ils étaient tous agglutinés les uns contre les autres et, je n'étais plus sûre lorsque je les ai appelés s'ils n'étaient pas plutôt des bébés taureaux qui me partiraient après!  Ça aide pour faire des accélérations!

Vers le 3ème et le 4ème kilomètre, sur le chemin de North Hatley, il y avait de belles maisons avec une vue incroyable sur les montagnes.

C'était aussi le temps de quitter les coureurs du 5km.
Nous avons continué sur le chemin d'Ayer's Cliff, il commençait à faire chaud, mais comme c'était en descente j'essayais de garder un rythme d'environ 5:15/5:30 du kilomètre pour éviter un coup de chaleur. Je marchais aussi rapidement à chaque point d'eau pour mouiller ma casquette, boire de l'eau ou du Gatorade.

L'endroit est merveilleux, tranquille, serein, ça fait oublier la chaleur, mais surtout l'humidité qui commence à être accablante.
À ma grande surprise je ne m'étends pas comme une galette et je réussis à garder un rythme régulier.
Le monsieur qui nous arrose avec son boyau d'arrosage est vu comme un sauveur!

Je réussis à garder le rythme et je pense souvent à faire 3 pas à la seconde et lorsque je croise des coureurs qui sont déjà sur le chemin du retour, je les salue, on se sourit et on s'encourage mutuellement.
Quelle belle journée!

Entre le 16ème et le 22ème kilomètre, je dois me parler beaucoup car la chaleur est suffocante.
"1, 2, 3, 1, 2, 3; relaxe, regarde haut et loin, keep it up"!
Je me mets à boire plus de Gatorade.  J'ai les quads qui brûlent lors des montées.
De retour dans le village, on se dirige pour refaire la petite boucle du 5.5km.  Le temps est rendu gris.  Il se met à venter plus fort, c'est plus frais.  On entend le tonnerre au loin.
Au 27ème kilomètre, il se met à pleuvoir.
On a droit au spectacle sons et lumières.
Je dirais qu'on en fait même parti!!!
La pluie tombe tellement dru qu'elle pince.
J'ouvre la machine, faudrait quand même pas que je me fasse foudroyer avant la fin de la course!

J'ai terminé 10 secondes derrière un monsieur.
On m'a dit que j'aurais peut-être mon temps officiel, mais les bénévoles devaient couper l'alimentation électrique du tapis électronique.  J'ai oublié d'arrêter ma montre...  Je crois que j'ai dû terminer en 3 heures 4 minutes...
Médaille de bronze chez les femmes pour le 30km!!!

Je suis fière de ma gestion de course et je me suis bien amusée!

Alors amis coureurs, c'est un rendez-vous l'an prochain: cette course est fabuleuse!

Un gros merci à tous les bénévoles et à Patrick Mahony l'organisateur de la course!

Photo de Luc Duhamel, il est disponible pour des contrats de mariage, événements corporatifs ou sportifs, portrait de famille, etc. Il demeure à Ayer's Cliff et peut se déplacer pour réaliser vos contrats: (819) 838-5383



vendredi 20 mai 2011

Silence au bout du fil

Ma mère a été hospitalisée mercredi passé suite à un examen avec le gastro-entérologue.

Coup de téléphone ce soir de ma tante - je lui avais parlé plus tôt dans la journée, pour me redonner des nouvelles.
Des nouvelles pas bonnes.

Elle m'a parlé de l'intestin, de l'estomac, du foie, d'opération et elle a prononcé le mot chimio.

Long silence about du fil.
J'essaie de me ressaisir...  avec un sanglot dans la voix, je prononce "c'est le cancer" et j'ajoute l'intonation d'un point d'interrogation parce que je doute encore et j'aimerais bien qu'elle me réponde "non".

Nous nous en doutions, mais nous évitions de prononcer son nom.
Maintenant je le dis et je l'appelle, "cancer, maudit cancer".

On n'aimerait que ça n'arrive qu'aux autres... mais il faut relativiser puisque le cancer touche beaucoup de gens.

Pour ma mère, je ne sais pas encore c'est à quel stade.
On parle de cancer colorectal, mais l'estomac et le foie peuvent être affectés.  Un endocrinologue a aussi été consulté puisque lors d'un autre examen on a trouvé une tache sur une glande surrénale.

Je trouve que durant les trois dernières années, la mort m'a cotoyée un peu trop souvent: maladie chronique, suicide, accident mortel, cancer.
Mais la mort, dont on évite de parler, nous permet de comprendre ce qu'est vraiment la vie.
On apprend beaucoup à ses côtés, surtout sur soi-même.

Mais là, puisque la grande faucheuse s'approche de ma mère, ce n'est pas la même chose.
Ça brasse beaucoup plus de choses.  
Je m'interroge sur notre relation mère-fille.

Aaahhh!
Je ne connaissais pas encore le diagnostic de ma mère lorsque je suis allée courir en compagnie de Juliette avec Sandra et Sapi.  Mais j'y suis allée car j'avais trop de questions dans ma tête et que j'avais besoin de me faire ventiler le cerveau.
Nous sommes allées sur le bord des écluses du Pont Victoria.  Nous avons couru sur un petit sentier qui longe le fleuve St-Laurent sur la voie Maritime où il y a la piste cyclable qui se rend jusqu'à Ville Ste-Catherine.  Nous avons couru, chiens en liberté, jusqu'à la hauteur de La Prairie.
Presque 17km où je ne pensais qu'à courir, regarder le sol pour éviter les racines et les obstacles au sol.

La course, c'est pas juste pour s'entraîner, c'est aussi pour garder l'équilibre!  

Profitez bien de la vie chers amis, elle passe vite et semble si courte parfois...

samedi 30 avril 2011

Pédaler et courir

Quelquefois, dans mes rêves les plus fous, je me demande ce que je ferais si je gagnais à la loto.
Pédaler et courir!
Jardiner.
Restaurer de vieilles maisons.
Faire de la photo.
Me faire construire un grand bassin d'eau (chauffé) en couloir long et étroit pour faire des longueurs.
Écrire.
L'ordre est aléatoire!

Et puis, comme je n'ai pas gagné à la loto encore cette semaine, je dois continuer à travailler et jongler avec les horaires d'entraînements.

Cette semaine, à chaque soir, je suis arrivée pas mal claquée à la maison.
Juliette, elle, était plutôt pleine d'énergie et voulait aller dehors.
Tellement, qu'elle ne veut même pas son souper, c'est juste PROMENER!

Alors nous sommes allées prendre de belles photos de la Richelieu qui déborde ça et là, et qui donne des allures de Chambly-sur-mer à mon patelin.





Bref, tout ça pour dire que j'ai dû adapter mon horaire d'entraînement et que j'ai combiné mon entraînement de vélo de jeudi (il ventait trop pour sortir la bécane de toute façon!) et de course du vendredi ("ze" VP était au bureau et on avait un lunch de groupe).
J'ai fait "la p'tite ride", c'est à dire: le chemin de la Rivière des Hurons (qui ne déborde pas) et la Pointe de Chemise, environ 20km de vélo je crois, suivi d'un 6km de course sur la bande du canal avec Juliette.  Naturellement, à chaque fois que je cours avec Juliette, on doit faire de petits arrêts.  Nous avons rencontré Oscar, un charmant whippet blanc avec lequel Juliette s'est super bien entendu.   Ce n'est pas une surprise, Juliette passe souvent pour un lévrier ou... un grand danois auprès des gens qui ne connaissent pas les chiens!  Je vais finir par dire que qu'elle est un doberman déguisée!!!

Je pédaler sur "mon fantasme" parce que mon vélo de route était "au garage" pour sa mise au point.  C'est étrange, mais je le trouve vraiment inconfortable cette année.  Il me provoque une douleur au nerf "asiatique" du côté gauche...  En tout cas, ce sera à investiguer!

dimanche 21 novembre 2010

Canicross

Hier matin, je suis allée avec Juliette pour une initiation au canicross.
C'était organisé par les Canisportifs, c'est un groupe que j'ai découvert sur Facebook.

Je suis arrivée en courant, à la dernière minute, avec Juliette attelée.
Nous étions environ une dizaine de bêtes à 2 et 4 pattes!!!
J'ai vraiment aimé l'expérience de courir en meute.
C'est assez différent de la dynamique de courir toute seule avec Juliette.
En tout cas, elle a un talent naturelle et elle était très concentrée même s'il y avait d'autres chiens.

C'est sûr que je vais retourner m'entraîner avec ce groupe et Juliette s'est fait un petit ami: un boston terrier!

En après-midi, je suis retournée courir toute seule avec Juliette car je devais faire 50 minutes de course à pied et lors de l'initiation nous n'avons fait que quelques petits tours du parc.
Il ventait fort, c'était drôle de voir les oreilles de Juliette voler dans les airs!
Nous avons croisé des canards, un chien agressif, un chien curieux, un kayakiste (qui faisait du rodéo dans les rapides).

Bref, j'ai repris la course et l'entraînement.
Graduellement, je ré-augmente le kilométrage de course à pied, mais ma dernière course à réveillé la douleur musculaire de ma hanche droite. J'ai été nagé une fois. Pas longtemps, mais juste pour réveiller le mouvement. Mlle B. sur Twitter m'a donné une belle motivation pour aller nager en m'écrivant: "nager, c'est comme voler dans l'eau"!!! Naturellement, je donne les cours de spinning et je prépare deux nouveaux disques.

Petite tristesse (à peine) aujourd'hui quand même... J'aurais participé au marathon de Philadelphie si je n'avais pas eu de douleur à la hanche au mois d'octobre. Bah, je prends le tout philosophiquement car je n'aurais pu participer à l'initiation de canicross d'hier. Et de toute façon, Ironman Lake Placid 2011: here I come! Hé oui, c'est déjà le moment de se remettre à y penser et de construire la base!



lundi 13 septembre 2010

PB!

Oui, oui!
1h29 15 km mais SURTOUT, 56 canards, 3 écureuils, 3 chiens et 3 grands héros sur le bord du canal!!!

5 minutes plus tard... je viens de me relire et je rigole en lisant mon lapsus!!!
héros, hérons...
Bah! Quand ils ont les ailes déployés, ils sont aussi impressionnants que Superman, mais j'ai pas vu souvent des supermen survoler le canal!!!

dimanche 29 août 2010

Chaud!

Petite vague de chaleur soudaine.
Je me suis vite habituée à nos 20 celcius confortables pour courir et bicycletter.

Ce matin, sortie de vélo.
J'ai fait St-Grégoire, mes quads étaient en forme, ils ont bien négocié les petites buttes.
Environ 1h30 à une vitesse moyenne de 27km.
Il y avait un vent de côté sur le "stretch" du rang de La Savane, mais je n'ai pas rencontré de lions, ni croisé de girafes.
C'était le genre de vent de côté qui tasse avec ses bourrasques.
Ça donne des p'tites peurs!

À cause d'obligations familiales, je n'ai pas pu faire le 3h de vélo qui était au programme...
Je voulais repartir en fin d'après-midi, mais j'ai eu la flemme pour le vélo, j'ai donc chaussé mes nouveaux souliers de course car le modèle de Nike Vromero +4 ne se fait plus... et je n'aime pas les Vromero +5.
Les nouveaux, ce sont des Mizuno Wave Rider 13. C'est la première fois que je chausse des Mizuno. Trop tôt pour faire une critique. Je devais courir 1h40... mais la chaleur m'a eue. J'ai commencé à avoir la nausée... j'ai donc couru seulement 1 heure et, j'avoue, j'enviais tous les gens qui faisaient la farniente lorsque je suis passée par le Fort Chambly!
J'ai soupé avec deux verres de lait au chocolat et une bouteille de Perrier...

Au moins, j'ai de nouveau du pep dans l'mollet!
Autant que cet écureuil juché sur le toit du solarium!

samedi 7 août 2010

"Moi, mes souliers ont beaucoup voyagé"!!!

Une image vaut mille mots...
Mon gros orteil gauche a fait un trou dans le filet du soulier...
Déjà 400 km avec cette paire de running shoes, je les avais étrenné le 25 avril de cette année.
Je devrai les changer bientôt et les mettre à la retraite!!!

Ce matin, j'avais 50 minutes de course. Ah! Quelle belle température, un 20 degrés celcius un peux venteux avec des nuages "fluffly"!!! La chaleur et le degré d'humidité font une grosse différence dans mes temps de course. Lundi, quand c'était chaud et humide, j'ai fait 6:06 min du kilomètre et aujourd'hui 5:36 avec sensiblement les mêmes fréquences cardiaque.
En tout cas, le Grrr de David Guetta m'a donné du rythme, ça je peux le dire!!!

Sinon, journée typique à la maison...

Monsieur a fait des folies...

Il s'est couché sur Clouzot qui dormait paisiblement dans la boîte d'oranges


Watson et Aube ont relaxé pendant que je jardinais à l'extérieur
J'ai planté une nouvelle variété de rudbeckia qui sont assez hautes, des échinacées tomato soup et hot papaya pour cacher le bonhomme à eau!!!
Tout ça m'a donné faim: mon assiette de spag était bien bonne!

mercredi 4 août 2010

Les années 80

J'ai vu en regardant des "chemisiers modes" pour l'automne que la mode tendance année 80 revenait...
Sans m'en rendre compte je me suis habillée en "joggueuse fashion" en portant les couleurs de l'époque, un genre de vert lime et du rose foncé flash. Vraiment, j'étais disons "voyante"!

En tout cas, j'ai fait mes intervalles quand même 5 x 5 minutes en ELD2 et le reste en ELD3 poutpout.
Je ne devais courir qu'une heure, mais j'en ai fait plus car je suis allée trop loin en faisant un détour pour aller voir de plus près un braque de Weimar gris souris!!!
Ben oui, quoi, moi je fais des détours pour aller voir des "tinamis".

Dur, dur, dur de se prendre en photo soi-même quand on n'a pas le bras assez long!!!
C'est parce que j'essayais de prendre la couleur du t-shirt avec les shorts en même temps...
En tout cas, une chose est sûre: je ne deviendrai ni mannequin, ni photographe de mode, hahaha!







jeudi 18 mars 2010

Extase

Les jambes: course de fin de journée.
Le corps: 12 degrés celcius.
Les yeux: ciel bleu nuit illuminé de ses premières étoiles.
Les oreilles: chants grégoriens russes, le son des cloches dans les vespers chanté par le choeur du monastère de Chevetogne.
Le coeur: quiétude qui s'exprime à travers un sourire tranquille.
L'intellect: la poésie de Santa Teresa de Avila "Vivo sin vivir en mí"
  Vivo sin vivir en mí,
y de tal manera espero,*
que muero porque no muero.
La bouche: douceur post-course - du caramel à l'érable de l'Abbaye Val Notre-Dame.

J'aurai souvenir de l'extase de ce 15km comme quoi, la course à pied peut devenir une expérience mystique!!!



mercredi 3 mars 2010

C'est comme le printemps!


Belle course ce midi sur l'heure du lunch.
C'est comme le printemps parce que c'était plein de colverts sur le bord du Canal Lachine.
Bon, je précise...
Moi, j'étais sur le bord; les canards, eux, étaient dedans!

J'ai fait 30 minutes 'poutpout' suivi de deux intervalles en fartlek de six minutes.
Un, avec le vent de face pour me faire sécher les dents et ajouter du challenge.
L'autre avec le vent de dos pour faire suer et faire semblant que c'était vraiment le printemps.
Ça donne environ 8.5km pour 45 minutes.

C'est ce que j'appelle une heure de lunch réussie!

Je devais nager ce soir, mais je me suis cognée le nez aux portes du CAC.
J'avais le caquet bas!
La piscine est fermée le soir pour cause de relâche scolaire, non mais!!!

Contre mauvaise fortune bon coeur...
Je ne sais pas si l'expression est bien appropriée mais, j'en ai profité pour passer à l'étape 3 de mon projet de bricolage...
J'ai mis la couche de scellant sur le plateau de la table.
Le scellant est un mélange d'un litre d'alcool dénaturé avec 30g de gomme laque orange.
Ça sent fort et j'ai aussi empêché "la familia" d'entrer dans la pièce durant cette étape.
J'ai bien hâte de vous montrer chacune des étapes.
Étant donné que je dois attendre que le scellant soit sec, je vais recommencer à travailler sur le plateau uniquement samedi après une visite à la cabane à sucre!!!

vendredi 1 janvier 2010

The Wall part III

Tout d'abord...
Incontournable quand même...
Bonjour 2010

Bonne Année 2010!!!
À tous, je vous souhaite santé, joie et nombreux rires.
Du beau bitume pour les cyclistes.
De beaux sentiers verts pour les coureurs.
De l'eau bleue, pas juste celle de la piscine, pour les nageurs.
All the best pour les triathlètes et les duathlètes!!!

Aujourd'hui, je me suis fait plaisir et j'ai fait ma première course de l'année avec mes nouvelles raquettes de course.
Ouf! C'est un peu plus forçant que juste en runnings et ma patate se faisait aller!
J'ai même dû m'arrêter pour marcher un peu, c'est pas comme si c'était la première fois que je courais!!!
J'ai aussi découvert de nouveaux muscles dans le coin des mollets.
Il n'est jamais trop tard pour découvrir ses soléaires!!!
Mes raquettes m'ont portée d'abord vers le bord du canal.
J'ai eu l'air un peu bizarre pour m'y rendre car même si ce n'est pas loin de chez moi, j'ai décidé de sortir de la maison raquettes aux pieds... sauf qu'à certains endroits, il n'y avait pas beaucoup de neige.
Bah, ce n'est pas comme si c'était la première fois que j'ai l'air excentrique!

Petite course de 38 minutes avec de la neige neuve: bucolique, non?
Surtout rendu près des chutes avec la vue sur l'église de Richelieu.Je vais peut-être participer à la course en forêt à Coaticook le 13 février...
Ça va me motiver à faire plus de "montagne" lors de mes long runs du dimanche.

Back to The Wall!
J'ai terminé de peindre les 3 murs du sous-sol.
Je suis assez contente du résultat à part un petit bout raboteux que je vais cacher derrière un cadre, héhé!
Il me reste à donner une troisième couche de peinture sur quelques moulures et ensuite, j'attaque les autres moulures que je vais teindre noyer foncé pour que ça aille avec le plancher.
Je dois corriger les erreurs d'un ouvrier que j'avais embauché pour faire les moulures après la pose du plancher flottant.
Je trouvais le résultat horrible alors j'ai décidé de faire ça moi même.
D'autres photos suivront pour les aficionados de la rénovation!!!

En attendant, je vous souhaite autant de projets aussi passionnants que les miens!!!

dimanche 22 novembre 2009

Mon premier marathon

Bon... Je vous évite le suspense: j'ai adoré mon expérience à Philadelphie.
J'ai encore le sourire fendu jusqu'aux oreilles.

J'ai mal dormi les vendredis et samedis soir car j'étais très nerveuse, réveillée à 3 heures du mat... je me rendormais difficilement. J'ai terminé la lecture de "La Route" de Cormac McCarthy: c'est un livre décevant, assommant et endormant. Mais passons pour ma critique littéraire.

J'ai passé du bon temps en compagnie de Sylvie, JP ainsi que leur pitchounette, Mélanie et Geneviève (qui était ma super co-pilote et co-chambreuse à l'hôtel - comme il faut dire selon Radio-Canada!!!).

Au départ du marathon, ce dimanche 22 novembre, j'étais très émotive et juste avant de partir je pleurais un peu, ahahaha! Hé oui, j'ai fait ressortir mon côté "girly".

Il y avait beaucoup de coureurs, environ 24,000. Je ne trouvais pas ma vague de départ (je m'étais mise dans les 5 heures et plus) alors quand j'ai vu le lapin (« pacer ») de 4:30 j'ai décidé de me mettre pas loin de l'endroit.
Un lapin de course, c'est quelqu'un qui a fait beaucoup de marathons dans sa vie et qui a un rythme très régulier. Le lapin porte une pancarte avec l'heure qu'on compte faire pour le marathon ainsi qu'un bouquet de ballons avec le temps écrit dessus. 4:30.
On a ri un peu quand 2 ballons de notre lapin ont éclaté vers le 10ème kilomètre.

Le "On", c'était des gens comme moi qui faisait leur premier marathon ou, tout simplement qui visaient faire ce temps.

J'avais beaucoup d'énergie jusqu'au demi-marathon.
C’est impressionnant de voir 24,000 coureurs (ceux du demi étaient avec nous jusqu’au 21ème km) monter un faux plat ou une colline en S.
Dès le 10ème km, je me suis fait un ami de marathon.
Benjamin A. Mayer : il était super tordant.
À un moment donné, quand Lori, notre lapin de course, nous a dit de bouger les bras plus vite parce qu'il y avait une côte, Ben a dit: there's no such a thing like hills, there's only flat hills!!!
Look at the asphalt: it's flat!

Le temps a passé très vite.
Au 18ème kilomètre, j'ai dû faire une pause pipi dans un parc sur le bord de l'eau, derrière un bosquet: ce n'était pas évident de sprinter pour rattraper le lapin!!!

Au 19ème kilomètre, Ben et moi voulions trouver des chansons à chanter pour nous donner du kick dans le mollet. Nous étions 5 coureurs à chanter le thème de Rocky et The Eye of the Tiger!!!

Au presque 21ème kilomètre, on a encouragé les demi-marathoniens qui nous quittaient en sprintant.

Du 24ème au 28ème j'étais très appréhensive car ça n'avait pas bien été en entraînement.
Lori, la fille qui était notre lapin de course nous aidait beaucoup en nous disant: "ok, on court ce mille pour nos êtres chers, on court l'autre mille pour nos chiens et nos chats"!!!
J'ai aussi demandé... autour du 18ème mille combien de milles c'était un marathon, parce qu'après un bout de temps, j'avais de la difficulté à convertir les distances dans ma tête, ahahaha!
J'ai eu l'air d'la fille qui ne savait pas dans quoi elle s'embarquait pour ceux qui ne savaient pas que moi, je courais mon marathon en kilomètres!!!
Au 21ème mill quand Lori a dit: "Ok, on fait semblant qu'on court sur un trampoline" ça a aidé énormément. Je me suis sentie soudainement plus légère. :-)

Ensuite, j'étais nerveuse pour le 32ème kilomètre, car c'est celui ou on est supposé frapper le mur...
Je n'ai pas eu de mur (à part pour mon problème intestinal – voir un peu plus loin).
De toute façon, mon ami Benjamin avec qui je jasais, était super drôle et il m'avait dit plus tôt lorsque je lui avais demandé au sujet du mur "oh, and by the way, there is no wall.

Je ne sais pas si ses paroles m'ont aidée (sûrement!!!), mais quand j'ai senti qu'à un moment donné c'était plus difficile j'ai fait une p'tite passe de tae kwon do pour défoncer le fameux mur (ce petit plan machiavélique était un truc psychologique qui faisait partie de ma stratégie de course)!!! Ça a réussit car je n'ai pas eu de baisse d'énergie dramatique.

Côté alimentation et transit intestinal...
J'ai dû vraiment aller aux toilettes un peu passé le mille 21 car les abricots séchés (un aux 15 minutes), mais surtout les 4 gels m'ont rendu l'estomac sensible car j'ai eu des crampes.
Ça m'a pris environ deux ou trois milles pour rattraper le lapin de 4h30, mais j'ai réussi!!!
Je l'ai même dépassée.

À partir de ce moment, j'ai couru le reste du marathon avec le sourire fendu jusqu'aux oreilles parce que je savais que j'allais réussir et terminer et aussi parce que je dis toujours à mes "spinners" de sourire quand ça fait mal. La semaine passée, une de mes "spinners" m'a dit: "tu vas voir si tu souris pendant ton marathon"!!! Hé bien oui, c'est possible de courir un marathon dans la bonne humeur et la joie de vivre.

À la fin du marathon, à 300 mètres de la ligne d'arrivée, j'ai crié comme une malade (comme dans The Price Is Right) en sprintant un peu à la fin du parcours!!!

Je n'ai jamais marché sauf en passant par les postes d'eau et en sortant du "portolet" pour ne pas glisser dans le gazon humide!

Finir un marathon, c'est émouvant car c'est une course mythique qui représente la ténacité dans l'inconscient collectif.

J’ai marché drôle pendant deux jours, j'ai eu mal au côté interne du genou gauche pendant une journée, j'ai eu l'ischio-jambier droit un peu en compote, mais je récupère super bien et je glace le tout (quads et ischios) régulièrement.

Cette photo a été prise environ 3 heures après le marathon.
On s'amusait à prendre des photos thématiques sur sur les "Rocky steps" et faire semblant qu'on avait bien mal.
On a tous pris notre rendez-vous avec Mizz Pitlipitli: la meilleure massothérapeute à Montréal!!!

Les chaînes de trottoir m'ont semblé insurmontables jusqu'à mardi soir, mais tout est revenu à la normale rapidement.
De retour au spinning jeudi soir!

Bref, je suis fière de moi :-) et c'est une expérience à refaire.

Distance MAR
Clock Time 04:29:22
Chip Time 04:28:19
Overall Place 4932 / 7465
Gender Place 1699 / 3108
Division Place 203 / 389
Age Grade 53%
Pace 10:14.2
10K 1:02:22
Half 2:15:18
30K 3:10:22

mercredi 23 septembre 2009

Une course et quelques haïkus

Haïku québécois
Une coureuse, un char
Un grand-écart vers la droite
"Tabarnak fais ton stop pis r'garde oú tu vas"!!!

Haïku du canal
Un martin-pêcheur
Deux colverts glissant sur l'eau
Grand héron caché

Haïku sonore
Aaah, haaa, aaah, haaa, aaah
schlak, shlak, shlak, shlak, shlak, shlak, shlak
tik, tik, tik, tik, tik
Traduction: une coureuse essoufflée sous la pluie!!!

lundi 8 juin 2009

Nager avec la crème de la crème!

Un peu de soleil et les pivoines vont fleurir
Moi, je ne nage pas avec n'importe qui!!!
À l'entrée de l'hôtel Bonaventure... un policier avec son gilet pare-balles.
Dans l'ascenseur qui monte vers le lobby et la piscine, plein de Monsieurs en habit et cravate, très peu de femmes, ben, seulement moi avec mon sac de nage rose flash!!!
Un sourire échangé avec Jacques Nadeau le photographe du Devoir (il avait sa carte de presse accroché au cou).
En voyant son regard bleu, j'ai compris pourquoi il faisait de si belles photos.

Je me dirige vers la piscine.
J'ai nagé très mollo car c'est aujourd'hui que je recommence officiellement.
Je n'ai plus mal à mon épaule.
Je faisais 10 courtes longueurs et j'étirais mon épaule pendant deux minutes tandis que tous les Monsieurs en habit et cravate discutaient de l'autre côté dans le resto de l'hôtel.
Pendant que je brassais dans l'eau, ça brassait de grosses affaires car je me suis rendue compte en sortant que c'était le Forum International Économique des Amériques!!!
Eh, eh, je ne nage qu'avec la crème de la crème, les gros bonnets de de la Finance rien d'autre, ahahahah!
J'ai aussi compris pourquoi il y avait tant de grands monsieurs bâtis comme des armoires à glace avec des écouteurs dans les oreilles...

Ce soir, séance de course à pied par intervalles car toute trace de sinusite a disparu.
Je confirme par contre que je suis allergique aux spirées van houtten, aux lilas japonais et que les fleurs de trèfle sentent le sucré!!!
Le dernier set d'intevalles (4 fois 5 minutes entrecoupé d'un "repos actif" de 3 minutes) a été couru "teuf, teuf", mais je l'ai fait quand même et ma Garmin m'a même indiquée une pointe à 17km/h!!! J'aimerais avoir une moyenne si rapide: je peux toujours rêver.
À la fin de ma course, j'ai dû marcher car il y avait un chien errant du genre rottweiler et je ne luis faisais pas confiance et je n'aurais pas eu assez de jus pour piquer un sprint de l'enfer si le chien avait eu pour idée d'aller goûter mes mollets!!!

Sur ce, souper rapide et bon bain chaud accompagné du dernier numéro de Runner's World: une soirée parfaite selon moi!!!