dimanche 20 septembre 2015

Demi-marathon de Montréal, édition 2015

Fière de moi, je me suis réveillée à 5 heures.  
Fière de moi, je me suis réveillée à 5 heures et j'ai donné à manger aux chiens.
Toujours "dans les temps", j'ai quitté la maison à 6h30.

Naturellement, puisque ça faisait longtemps que je n'étais pas allée aux abords du métro Longueuil, j'ai pris la mauvaise sortie pour aller au stationnement!  

La traverse pour piétons avait le "piton collé" pour traverser vers le terminal d'autobus, c'est à ce moment que je me suis dit que j'aurais dû apporter un sac à poubelle pour me protéger des courants d'air.  

J'ai croisé une amie qui voulait retourner chez elle, en courant, par le pont Jacques Cartier (en sens contraire du marathon) car le pont Victoria était fermé pour cause de bateaux!  Elle devait faire 6km et souhaitait arriver à temps pour les cours de natation de ses enfants.  En tout cas, elle m'a fait rigoler!

J'ai aussi fait une entrevue impromptue pour la télé de RDI.  Le journaliste m'a demandé quel était mon but... Je crois que j'ai répondu que le temps était exclu pour un podium parce que j'avais un surplus de gras!!!   Ensuite, à micro fermé, je lui ai dit que c'était pas tellement gentil pour les gens un peu plus gros.  On a rigolé!  J'ai parlé d'un esprit sain dans un corps sain, parce que la course, c'est ça pour moi, entre autres choses.

Le maire Coderre est arrivé.  Je me suis retenue pour ne pas lui parler du village des tanneries.  

Je suis arrivée première dans mon corral, pour une fois que je ne suis pas en retard ou à la dernière minute!  C'est un jeune homme qui est arrivé en deuxième et il m'a dit que j'avais gagnée la médaille d'or du corral!  J'ai trouvé ça drôle!  Dominique qu'il s'appelait. Un étudiant au Bac en géographie à l'Université de Montréal.  Il était nerveux et avait beaucoup de jasette.  On a parlé des ondes (les micro-ondes précisément) et de reconnaissance satellite par infrarouges.  Un sujet comme un autre quoi!  Il m'a expliqué que ce type de reconnaissance était fort utile en archéologie pour pouvoir reconstruire des sites... et j'ai pensé au village des tanneries qui a été détruit hier.  



J'ai croisé mon amie, "super Fab", que je n'avais pas vue depuis 4 ans je crois.  J'ai pu lui faire la bise au 5ème et 11ème km!

Au 8ème km, j'ai croisé un ami qui courait le marathon, il avait un super rythme de 5:02 du km. 
J'ai fait moins d'une minute avec Jocelyn et je l'ai laissé continuer en l'encourageant pour le restant.

Le soleil est sorti et j'ai commencé à surchauffer un peu.  J'ai dû me verser au moins 5 verres d'eau sur la tête pour le restant de la course.

Beau 10ème km mais les jambes se sont mis à ralentir peu après le 13ème km: je n'ai pas couru plus loin que cette distance cette année... J'ai vu l'impact!

Au 12ème km, j'ai vu, de loin, une braque de Weimar comme ma Juliette. J'ai demandé la permission à ses humains de faire de la zoothérapie.  C'était "un grise" plus tranquille que Juliette.  Je lui ai donné un gros bec sur le museau et je suis repartie.  

Sur la rue Notre-Dame, il y avait de nombreux spectateurs, beaucoup d'encouragements et je faisais, quelques fois, de petits détours pour aller taper dans la main d'un enfant.

Image surprenante vers le 18ème km où quelques prostituées se sont retrouvées dans la course: elles ont encouragé tous les coureurs!  

J'ai grimpé la côte Berri en souriant parce que "ça fait moins mal quand on sourit"!

En tout cas, j'avais hâte d'arriver dans le Parc Lafontaine!
2:02:00 pas si mal.

J'ai pris deux gels pendant la course: c'est confirmé, ça fait des réactions chimiques dans mes intestins, il a fallu que je trouve rapidement les "portolets"!!!  

Je n'ai vu personne que je connaissais à l'arrivée, à part Emmanuelle qui m'a donné ma médaille, alors j'ai marché jusqu'au métro Berri, question de continuer un peu et éviter d'asphyxier les gens dans le métro.


Une bien belle course, soleil et temps frais.


dimanche 2 août 2015

Journée de repos


Je devais courir 90 minutes, mais il fait encore chaud et, de toute façon, je voulais aussi aller aider "la gang qui bouge avec les chiens", Les Canisportifs lors du "week-end animal" au Récré-o-Parc de Ville Sainte-Catherine.



Nous avons fait quelques démonstrations de canicross, très courtes car il faisait trop chaud pour les chiens.  En effet, quand la température et plus élevée que 25 degrés Celsius en température ressentie, il est dangereux pour les chiens de faire des activités physiques intenses car ils peuvent faire des coups de chaleur.  

Une chance qu'il y avait des arrosoirs pour les chiens et de l'eau pour les humains.


samedi 1 août 2015

Quand il vente, les vagues sont hautes


J'ai pris part à l'étape 2 de Nage en eau libre.

Départ à 13h30 pour un 2km.

Dire que je me suis fait brasser?  À peine.
Il ventait fort en ce samedi 1 août! 

Nous devions faire quatre tours d'un genre de triangle. 
Au premier tour, quand nous allions vers le large, c'était la partie la plus difficile car le vent était de face et, parfois, les vagues faisaient au moins 4 pieds d'haut.

Je me sentais flotter dans les airs et puis, "ploush", je retombais dans l'eau.

Après avoir passé la grosse bouée, on se dirigeait vers la berge: c'était la partie plus facile avec un vent favorable.  
Ensuite, on longeait la berge.  Je pouvais respirer du côté droit, mais jamais du côté gauche car les vagues arrivaient de façon imprévues.  
Boire des tasses d'eau en nageant est contre-indiqué!

Il y a bien des choses qui se passent dans notre tête lors d'une nage turbulente.  
Genre, "Hum... j'aurais dû nager un peu plus en piscine pour améliorer ma technique."
"Je devrais battre des jambes un peu plus, mais, bon, j'arrête car je respire moins bien."
"Oh non, j'ai une crampe dans le mollet"!
"Une chance qu'un wet suit ça flotte pas pire".
"C'est pas pire, il n'y a pas trop d'algues dans le lac cette année".
"J'espère que le monstre du lac Memphrémagog n'existe pas pour de vrai."
"3, 3, 3, 3, 3, 3, 3, 3, 3, 3" (pour compter le nombre de tours)!

Au quatrième tour, j'étais bien contente de traverser le fil d'arrivée, bonne avant-dernière, j'ai demandé: "est-ce qu'il reste encore du blé d'Inde"?  

Pour vous donner une idée de mes talents de nageuse...  La première femme est arrivée en 33 minutes, ça m'a pris 1h01!!! Mais je n'ai jamais mangé d'aussi bons blés d'Inde!  



À refaire pour l'étape trois, le 19 septembre, à Ayer's Cliff où le maire se promène à cheval!

vendredi 31 juillet 2015

Mirror Lake à Lake Placid

Retour à Lake Placid pour aller courir et nager avec Sylvie dans le Mirror Lake.

Bon... je suis arrivée un peu en retard pour notre rendez-vous car j'ai eu la lubie, juste avant de partir de chez moi, de laver les planchers!!!  Duh, ce n'était pas une bonne idée...

Une chance que j'ai la carte Nexus qui permet de passer les douanes plus rapidement.

Sylvie et moi avons couru un 6km en partant de Mirror Lake Dr, Northwood Rd, en passant par la 86, pour revenir par Cobble Hill et faire le tour du lac.
Lorsqu'on fait le trajet du Ironman à vélo et qu'on revient vers le village, il y a trois plateaux sur la 86 qui sont surnommés baby bear, mama bear et papa bear (petit ours, maman ourse et papa ours)!
Cette année, ils les avaient dessinés sur la route!


Après notre course, nous sommes allées prendre un sandwich chez The Good Bite, un bon petit resto végétarien.

Nous avons fait un peu de lèche-vitrine et je suis ensuite allée pédaler un 20km pour me familiariser avec ma nouvelle position sur mon vélo.

Ouais, ben une chance que je n'ai pas manqué de freins en descendant Colden Ave. parce que j'aurais mangé de l'asphalte. Waouh!  Ma position est assez agressive et je me rends vite compte qu'il faut que je me réhabitue.
En plus, avec mes roues, je sens que je vais manquer de jambes pour grimper les côtes...
J'ai pédalé un petit bout sur la 73 et ensuite, je suis revenue sur mes pas pour prendre River Rd.
Il y avait un écriteau qui disait que la rue était barrée, mais j'ai pu faire un assez grand bout jusqu'à ce que je vois que la route était réellement fermée.  J'ai croisé une dame qui était en vélo de montagne et je lui ai demandé quel chemin prendre pour retourner au village car j'espérais ne pas être obligée de remonter encore l'avenue Colden!!!

En faisant un petit détour vers Old Military Rd j'ai pu regrimper, par plateaux, jusqu'au village!



Je suis arrivée juste à temps, à 16h, pour aller nager avec Sylvie qui avait besoin d'une présence avec elle dans le lac car ce n'était que la deuxième ou troisième fois qu'elle nageait en eau libre.
Sylvie, c'est mon idole!  Elle a fait d'énormes progrès en natation.  Elle ne nageait pas et elle avait une peur bleue de l'eau.  Elle a pris des cours, a apprivoisé sa peur: ça prend beaucoup de courage.

Nous avons mis nos wet suit et avons commencé à nager dans le Mirror Lake.
Le lac Miroir: il est d'un calme plat, un superbe lac pour nager en eau libre.
Les bouées de l'Ironman sont posées en permanence car elles servent aussi à l'équipe de rowing locale.
Les embarcations à moteur sont interdites.

Nous avons commencé à nager en partant de la plage pour les chiens.
Après environ 50 mètres, j'ai été encerclée par une famille de canards!!!
Je devais être une curiosité pour eux!  "Quossé ça cette affaire là qui nage tout croche dans l'eau"!

C'était dépassé le quai et Sylvie était fière d'elle, c'est la première fois qu'elle était aussi loin du rivage.
Mais elle m'a dit: "je vais avoir besoin de ta présence".

J'avais aussi ma bouée torpille.  Je l'emporte toujours quand je nage en eau libre sans surveillance officielle.
Elle a été pratique, Sylvie s'y est agrippée à quelques reprises pour calmer sa respiration: elle était tellement contente de nager si loin qu'elle hyperventilait un peu et riait à gorge déployée.

C'est difficile de rire et de nager en même temps!

En tout cas, ce fut un moment magique pour moi: j'ai pu accompagner une amie à surmonter sa peur et à aller plus loin.  D'une bouée à l'autre!

Avant de retourner à la maison, nous nous sommes arrêtées au resto mexicain, ça rentrait aux toasts!


jeudi 30 juillet 2015

Une nouvelle position!

Je suis allée chez mon coach, André Breton, en matinée pour me faire positionner sur mon vélo de route.

André m'a dit qu'il allait rendre ma position plus agressive et l'adapter au triathlon sur mon vélo de route.
En effet, le positionnement en triathlon par rapport au vélo de route fait toute la différence.  C'est toute une science et je laisse ça aux soins de mon entraîneur, c'est pour lui une seconde nature et il est extraordinaire pour que je sois confortable tout en étant aérodynamique.

On a donc abaissé mon guidon, avancé et monté la selle ainsi que rapproché mes barres de triathlon.
Maintenant, il me reste à rouler pour apprivoiser cette nouvelle position.  C'est fou, mais quelques millimètres de plus ou de moins font toute la différence et le cerveau doit s'adapter à nouveau, apprendre de nouveaux repères dans l'espace par rapport aux gestes.

On a aussi décidé de remettre mes roues Sram S40 car elles changent la conduite du vélo.

Après le positionnement, André et moi sommes allés courir.  Nous avons fait des éducatifs mais nous n'avons pas couru tellement longtemps car c'était encore très chaud et humide (mais pas autant que la veille où le thermomètre a grimpé à 41 Celsius avec le facteur d'humidité)!




Alors, à moi de rouler maintenant! 

lundi 27 juillet 2015

Bénévole à l'Ironman de Lake Placid

Après mon difficile Ironman à Lake Placid en 2011, je n'avais pas eu l'opportunité de retourner dans ce charmant village.

Mais je ne savais pas à quel point la région des Adirondacks allait regagner mon coeur de façon instantanée.

Il y a un "je ne sais quoi" dans ce coin de pays qui me fait sentir chez moi.  La nature, les rivières rocheuses, le paysage,

L'endroit, en plus d'être doté de paysages majestueux, nous offre de belles routes, toujours fraîchement pavées.

La région est indomptée, je suivais une voiture qui s'est arrêtée pour laisser passer des dindons sauvages!
Une mère accompagnée par ses dindonneaux, si ce n'est pas pittoresque, je ne sais pas ce qui pourrait vous faire fléchir!

Et pourquoi je retournais à Lake Placid?
Mon coeur y est resté, mais j'y allais aussi pour être bénévole durant l'Ironman.

J'étais au "Boathouse running aid station".  Le capitaine et organisateur bénévole de toute la logistique de ce point d'eau, Jeff Herter, s'en occupe depuis les tout premiers débuts de l'Ironman.
J'avais été bénévole à cet endroit en 2009 car je voulais m'inscrire à l'IM en 2010 et les places se vendaient rapidement car l'IM de Mont-Tremblant n'existait pas encore à cette époque.

Ce point d'eau est situé près du centre du village en face du Mirror Lake.
On voit passer les cyclistes deux fois et les coureurs quatre fois.
J'ai pu ainsi encourager mon ami qui faisait son troisième Ironman, mais c'était sa première fois à Lake Placid.  La première fois qu'il m'a croisé, il m'a dit: "c'en est un difficile ça"!
Le parcours de vélo est assez côteux et le parcours de course, en plus d'une grande montée, est doté de nombreux faux plats.
En plus, hier, il faisait très chaud à Lake Placid et le taux d'humidité était élevé.
Il y a eu beaucoup de DNF (Did Not Finish) car beaucoup d'athlètes se sont déshydratés lors de la portion vélo: il n'y a pas beaucoup d'ombre sur le parcours et il faut avoir une bonne stratégie d'hydratation.
Il y avait aussi beaucoup de coureurs qui marchaient, mais à notre point d'eau, les bénévoles étaient bien rodés, très encourageants par leurs paroles et très avenants aussi.
Ça fait une grande différence quand on fait une épreuve sportive de ce genre.

Je n'ai malheureusement pas pu prendre de photos pendant que je remplissais des verres de glaçons et des verres d'eau!

En observant les bénévoles qui donnaient les verres d'eau aux coureurs, j'ai même pu améliorer le processus de la prise d'eau.
En effet, les bénévoles prenaient les verres par le milieu, trois par trois.
J'ai donc modifié le plan de table pour eux! Amélioration du processus de façon instantanée!
Encore une fois, mes qualités organisationnelles sont ressorties.


Lorsque j'ai commencé mon quart de travail à 17h, les glaçons étaient très populaires.  Les athlètes les prenaient par poignées et les mettaient dans leur casquette ou dans leur maillot.
À 23h, c'était l'eau qui était populaire, mais un athlète nous a fait beaucoup rire quand il s'est fait offrir du coke, il a répondu, "je ne veux plus entendre le mot coke, ni le mot gel, je ne veux plus en prendre de ma vie", mais il a accepté de boire de l'eau.

En repartant vers l'arrêt de la navettes qui nous dirigeait vers les stationnements publics, j'ai regardé les athlètes qui passaient le fil d'arrivée.
C'est toujours un moment émouvant, surtout pour les derniers coureurs, quand on ressent leurs efforts et on sait qu'ils ont vraiment tout donné.

Ça m'a rappelé mon arrivée en 2011, en 16:24:16, je suis tombée en pleurs dans les bras d'une bénévole.
C'est émouvant de voir le chemin parcouru en quatre ans... et ce que les aléas de la vie ont pu me réserver.

Bon, je ne vais pas m'apitoyer sur mon sort, je vous laisse avec des photos plus ou moins bonnes, mais elles reflètent l'atmosphère électrisante de l'ironman de Lake Placid!





Ah oui, et je suis inscrite pour le 24 juillet 2016!

lundi 20 juillet 2015

Les côtes, la chaleur et le wetsuit

Les tests se poursuivent pour l'Ironman de Muskoka.

J'ai décidé de pédaler un peu plus dans les côtes.
Les côtes pour moi, c'est toujours une leçon d'humilité parce que je pèse plus que 100 lbs mouillée!
En plus, il faisait vraiment chaud et humide, j'ai eu l'impression que la température avait grimpé à 45 degrés celsius et puis, je vous l'ai déjà mentionné, moi et la chaleur extrême on n'est pas des amis!




Belle ride à refaire, mais je trouve que les voitures passent quand même très vite dans ce coin...

Lorsque je nage en lac, je nage avec une bouée torpille, question de sécurité.
La bouée torpille est fait d'un plastique assez dur et lorsque je nage, elle vient "m'assommer" régulièrement.
Un ami m'a fait essayer cette bouée hier.
C'est une bouée de la marque Kiefer.
J'ai bien aimé: elle ne vient pas nous assommer pendant qu'on nage!


Autre fait saillant: j'ai remis mon wetsuit! Je rentre dedans!  Il me fait encore!
Ce fut un moment de célébration de nage en eau libre, mais de courte durée: le temps était à l'orage, il fallait que je rentre au quai avant de me faire prendre par la foudre!