samedi 31 décembre 2011

2011: bon débarras!

Aujourd'hui, enfin, le dernier jour de cette année minable!
 
J'ai passé une partie de la journée à faire du ménage: c'est ma façon de commencer l'année 2012 avec l'esprit plus léger!  C'est symbolique, c'est un ménage psychologique et hormonal!

Ça m'a fait un bien fou de jeter de vieilles photos que je ne regarde jamais.
Déchiqueter des vieilles factures de 2008...
Jeter des notes de cours sur les mots "charnières".


En ayant l'esprit allégé, j'espère bien retrouver ma capacité de m'émerveiller facilement ainsi que l'inspiration pour continuer ce blog!  

La vaisselle est faite, le lavabo de la cuisine est propre, j'ai passé la balayeuse, j'ai lavé mes draps.  
Je vais donc me réveiller en 2012 dans un pyjama et un lit propre!!!
Purifiée de la négativité de cette année qui se termine. 

Et puis, en 2012, j'ai un Ironman à faire moi!

Par contre, je ne saurais terminer cette année sans vous remercier pour vos mots de réconfort: ils ont fait une différence dans les moments difficiles.  
Je vous souhaite à vous et votre famille une année 2012 remplie de joie, de sérénité, de sourires, mais surtout, je vous souhaite la santé pour entreprendre des projets qui vous tiennent à coeur.  

Bonne année 2012 :-)


Juliette avec un beau sourire à l'envers!!!





samedi 19 novembre 2011

Le syndrome du weedeater

Le weedeater ou coupe-bordure...

Certains le trouve bien pratique.  Moi, je trouve que c'est une machine infernale!

Ça fait un certain temps que j'ai développé la théorie de ce syndrome, et j'en ai parlé pas plus tard qu'il y a deux semaines - lorsque mon amie Julie, dans sa grande candeur, durant un souper, m'a posé la question suivante: "comment ça se fait que t'es pas comme ta soeur"?

Euh, j'ai failli m'étouffer avec ma salade ou mes spaghettis!

Je me suis souvent posé cette question...
Elle provoque chez moi perplexité et anxiété.
J'ai souvent réfléchis sur la folie et la stabilité mentale.
Quand on est fou, on s'en rend-tu compte?
Un peu comme les gens qui parlent seul et tout haut...

C'est là que je lui ai dit que je ne devais quand même pas retenir des voisins!
Mais que, probablement à la différence de ma soeur, mon état d'être est moins marqué que chez ma soeur qui souffre du trouble de la personnalité Borderline.

Exemple de polytoxicomanie qu'on peut retrouver chez le TPB, mélangé à un p'tit verre de bière, ou deux, ou trois...

Je suis capable de nuances de gris, alors que pour elle, tout est soit noir, ou soit blanc.  Chez elle, pas de demi-mesure!  Moi, j'ai le compromis facile, on me dit "easy going".
J'ai partage le même sens de l'humour benêt que mon père et le léger déficit d'attention de ma mère (léger chez moi, mais lourd chez ma mère)!
À la différence de ma soeur, je reconnais mes faiblesses, j'en suis consciente, je les nomme.

En ce qui à trait aux crises de colère intenses qu'on voit chez les personnes souffrants du TPB (trouble de la personnalité Borderline)... j'avoue que la seule fois où a surgit une colère irrationnelle chez moi, c'est lorsque j'ai pogné les nerfs après mon weedeater!

Je me souviens très bien de cette anecdote.
C'était l'été, il faisait chaud et humide et ça faisait au moins 15 minutes que je "gossais" avec la bobine de nylon pour que le fil puisse sortir tout seul comme dans le manuel d'instruction quand on frappe légèrement le pied du weedeater sur le sol.
Ben moi-là, au bout de 15 minutes de "gossage" et de maringouins qui me tournaient autour, j'ai décidé de "smasher" plusieurs fois ledit pied sur l'asphalte en me disant, dans ma tête: "y vas-tu sortir le câlice de fil de l'ostie d'bobine à marde" et en lâchant un gros cri primal dans la vraie vie.  Nah, nah, je n'ai pas de double ou triple personnalité(s), mais juste des p'tites sections spécifiques dans mon cerveau mon une distanciation ou un détachement constructif!!!

Anyway, ça m'a fait du bien de "smasher" le weedeater parce que c'est là que j'ai pris la décision de faire tondre mon gazon par mon voisin.

Bref, le syndrome du weedeater, n'est pas du tout associé au TPB, non!
Le SDW vient de l'appareil lui-même.  Je n'ai pas encore identifié spécifiquement si c'était la bobine ou le fil de nylon, mais en jasant avec mon autre voisin (qui a fait comme moi avec son weedeater), j'ai compris que l'appareil fait ressurgir des émotions de base du cerveau reptilien.

Quand j'ai conté à Julie le sort que j'avais réservé à mon weedeater, elle m'a dit: "je souffre du syndrome moi aussi"!

Et vous, souffrez-vous du SDW?
Vous savez, en parler, ça fait du bien!
Sublimer dans le sport aussi :-)

mardi 1 novembre 2011

Ménage!

Ceci devrait être l'avant-dernier épisode de la saga au sujet de ma soeur (le dernier sera quand elle sera placée en foyer supervisé et qu'elle voudra ravoir certains de ses effets).

Juste pour ma mère, qui continue à combattre le cancer, mes deux tantes et moi avons payé la ville de Longueuil pour pouvoir ravoir les effets de la saisie chez ma soeur.  Ma mère voulait ravoir la bague en diamant de ma grand-mère qu'elle avait donné à ma soeur.  On n'a jamais retrouvé la bague... mais c'est une autre histoire.
Ensuite, moyennant quelques autres dollars, j'ai eu droit à la livraison dans mon entrée de 4 cubes de GoCube (3'x5'x8').
Je les avais pour le week-end et il fallait les vider.
Avec l'aide de ma tante et de deux amis (Jean-François et Katherine), nous avons trié, jeté et remis en boîtes certains objets.

Et nous avons mis à la poubelle (qui est pour l'instant le côté de ma maison) un assez gros volume de "gogosses"!  Je pense qu'en plus de souffrir du trouble de la personnalité borderline, ma soeur commençait à souffrir du syndrome de Diogène.  En tout cas, on a mis au recyclage la collection complète de TV Hebdo pour les années 2005 et 2006, on a jeté de vieux vêtements datant probablement de la fin des années 80.

J'ai survécu à ces montagnes russes d'émotions en donnant les cours de spinning et en allant jouer avec Juliette sur le bord du Canal.  Ça m'a fait passer ma tristesse et ma rage.

Je vais pouvoir reprendre la course à pied et recommencer à nager de façon un peu plus régulière.

Ce que je retiens de cette leçon?
Il faut éviter d'accumuler pour les "en cas", se garder de la place pour respirer et se clarifier les idées.
J'ai aussi constaté la générosité de mes amis, par leurs gestes ou leurs paroles.

Tout ça a quand même été un peu éreintant.


J'ai voulu me détendre en prenant un bon bain chaud avec de l'eucalyptus (parce que j'ai mal à la gorge).
On repassera pour la détente: Juliette qui voulait jouer avec Watson et Watson qui donnait des baffes à Juliette.  Juliette qui était ensuite bien intriguée par le concept du bain (je prends surtout des douches car je deviens impatiente quand je prends des bains à cause de l'immobilisme).  La Miss léchait le rebord de la baignoire et voulait boire l'eau!!!  Je me détendrai dans mon lit d'abord!
Mais, enfin, ouf, je peux souffler: les deux gros bacs de recyclage ont été vidés, les ferrailleurs sont venus chercher le frigo, la cuisinière.  L'énergie peut recommencer à circuler.

mercredi 19 octobre 2011

Juliette is back!

Hier, un 5km mollo avec la Mizz!
Contente, contente: ça faisait 3 semaines qu'elle ne courait pas à cause de sa toux de chenil.

Elle jappe encore enrouée, mais elle a retrouvé ses papattes de coureuse!

De mon côté, j'en ai profité pour étrenner mes nouveaux runnings d'hiver.
Je trouvais désagréable l'hiver passé de courir en canicross avec des crampons.
J'ai trouvé les Salomon SpeedCross 3cs très légers, confortables.
J'ai hâte de voir comment ils se comporteront sur les routes en hiver!

vendredi 14 octobre 2011

Cancer de l'âme

Je crois que j'ai déjà vaguement parlé de ma soeur...
Avant, j'évitais d'en parler, c'était un sujet tabou.
Maintenant, je crois qu'il est important de dire...

Ma soeur a un cancer de l'âme depuis qu'elle est toute petite.
C'était, aux dires de ma mère, une enfant agitée, difficile.
Moi, j'étais sage comme une image, je ne dérangeais pas, je jouais toute seule...
Ah!  Que de souvenirs avec les bonhommes Fisher Price: la maison, le chalet, le garage.

Ma soeur a trois ans de plus que moi.
Quand j'étais petite, elle me faisait fâcher, riait de moi quelquefois mais, je l'aimais quand même.
Elle me montrait des choses, j'appréciais ses talents artistiques, ses idées excentriques.

À l'adolescence, les choses se sont compliquées un peu...
Elle avait des accès de révolte contre ma mère et a déjà voulu la battre une fois.
Je les avais séparées et j'avais dit à ma soeur: "touche-pas à ma mère".
Mais j'aimais ma soeur quand même, et, quelquefois, on allait au cinéma, à La Ronde ensemble.

Dans sa vie de jeune adulte, j'ai vu comme ma soeur était manipulatrice et, parfois, carrément méchante.
J'ai commencé à l'aimer un peu moins, mais c'était ma soeur quand même.
Tout lui était dû, elle était incapable de remercier les gens, voulait toujours se comparer aux gens riches et célèbres, ne voulait pas travailler... Elle accusait la société, elle était adepte du No Future.

J'ai suivi mon chemin, il m'a mené jusqu'à la terre des Aztèques durant quelques années.
Je suis revenue, j'ai vu ma soeur, ce qu'elle était devenue et j'ai décidé de couper les ponts car elle était l'incarnation d'une personne toxique, caractérielle, violente, manipulatrice, profiteuse, constamment insatisfaite.  
Je n'ai pas reconnu ma soeur, je n'avais plus de soeur.
Je ne la revoyais que durant les réunions familiales.
Le dernier Noël où je l'ai vue, il y a environ 10 ou 15 ans, elle était en crise de manque.
Elle avait réussi à gâcher la fête pour tout le monde en faisant des commentaires blessants.
Ça m'avait littéralement rendu malade et j'avais dû vomir dans un banc de neige en retournant chez moi (et ce n'est pas parce que j'avais abusé de la dinde)! J'étais complètement à l'envers.
C'est à ce moment que j'ai décidé de couper les liens avec elle.
J'ai fait une dernière tentative pour lui parler en essayant un genre de tentative de "thérapie de la confrontation"...  Ouille.  J'ai déclenché chez elle une rage qu'elle a transférée sur ma mère.
J'en ai déduis que les gens trop proches ne peuvent parfois pas aider leurs proches.

Naturellement, j'avais toujours de ses nouvelles par ma mère ou une tante.
Elle leur faisait des chichis, les manipulait... et elle s'est mise à être méchante avec elles.
Ma mère et ma tante ont aussi arrêté de la voir aussi, mais prenait de ses nouvelles de temps en temps.
Nous étions d'accord, mes tantes, ma mère et moi pour dire que ma soeur allait mal finir avec ses abus de polytoxicomane et ses tentatives de suicide.

Comment résumer la détresse, la maladie de ma soeur?
Difficile.
De son côté à elle, c'est le déni.  Elle ne souffre pas de maladie mentale, mais de narcolepsie, d'un dérèglement de sérotonine dans son cerveau et veut des pilules pour pouvoir les mélanger à de l'alcool.  Elle n'a jamais voulu suivre de psychothérapie, ni d'avoir un suivi sauf pour sa prescription de pilules.

Aujourd'hui, en revenant à la maison, j'ai eu cette nouvelle tragique qui m'affecte beaucoup mais ne me touche pas en même temps.  Je pense qu'on appelle ça de la distanciation en psychanalyse...

Ma soeur s'est jetée en bas du 4ème étage d'où elle demeurait (elle a été évincée de son HLM pour non-paiement de loyer).
Elle avait une hanche tellement égrenée qu'on lui a posée une prothèse, elle est blessée au dos.
Elle n'est pas morte, mais j'aurais tendance à réagir comme ma grand-mère et je me suis dis: "mon Dieu, venez la chercher, elle est tellement malheureuse".

Ma soeur a un cancer de l'âme, ma mère a le cancer colorectal et du foie.
Et moi? Moi dans tout ça, je suis la personne raisonnable, qui ne dérange pas.
Mais moi, je n'ai pas le cancer de l'âme, ni le cancer colorectal ou du foie.
Moi, je poursuis mon chemin, j'essaie de garder ma bonne humeur et je cultive mon ébahissement.

Et puis, j'avais un cours de spinning à donner ce soir!  :-)

Merci la vie, merci le sport!

lundi 3 octobre 2011

Anticlimax

Pffft! Normalement, le point culminant aurait été: "Heille, j'ai couru Bristol en 4hXX"!

À la place, je vous raconterai que j'ai passé le week-end à faire la patate de sofa avec au minimum trois chats couchés sur moi tandis que Juliette se faisait garder à la pension.
Tout ça à cause d'une mauvaise grippe!
Non, mais y'a-tu pas plus anticlimax que ça?

Ça a commencé mardi.
J'avais les yeux qui piquaient.
Je mettais ça sur la faute d'une allergie quelconque au pollen sauf que lorsque je suis allée voir sur le site internet des prévisions de pollen, c'était "bas" pour tout.
J'ai accusé les particules de pollution à cause d'un feu qui a eu lieu pas loin de chez nous.
J'ai commencé à éternuer jeudi...
J'étais complètement KO vendredi matin, avec un peu de fièvre.
"Ah bin kin"!  Les yeux qui brûlent c'est aussi un symptôme de la grippe!

Et la cerise sur le sundae... MA Juliette souffre de la toux du chenil!
Je lui donne du sirop Stodal pour enfants aux 2 heures.
À part la toux, elle n'a pas eu d'autres complications, mais elle doit arrêter le canicross (et moi aussi) pour environ deux semaines.

Alors, qu'est-ce que fait une coureuse lorsqu'elle déprime un peu et qu'elle ne peut courir?
Elle mange de la tarte aux pommes (c'est la saison) et magasine ses futurs running shoes d'hiver parce que oui...  il va probablement neiger dans un mois!!!

jeudi 29 septembre 2011

Quelques jours avant

Je sais que les quelques jours avant une compétition d'endurance il faut faire attention car on devient plus fatigué et moins alerte.

Hier, alors que je volais allègrement en canicross avec Juliette, me v'la-tu pas que je m'enfarge dans un dénivellé d'un micromillimètre sur le bord du canal.
Un "Oomph"! crié quelques millisecondes avant que je n'atteigne le sol.
Une chute pas trop brutale, mais un arrêt soudain pour Juliette qui s'est retourné en me regardant avec l'air de dire "qu'a fait là"?  (Mais j'ose imaginer que Juliette a un langage moins châtié que le mien)...

Bref, quelques "grafignes" dans la paume de la main gauche, de la poussière sur mon short et mon t-shirt, mais surtout un éclat de rire qui a duré 15 minutes quand j'ai vu que je n'avais rien!
J'imaginais seulement que quelqu'un, au loin m'avait vu, et je me remettais à rire.

Je devais courir 70 minutes, mais j'ai eu la sagesse d'écourter la sortie pour ne faire que 30 minutes, après tout, mon kilométrage est fait et je ne voulais surtout pas me faire d'entorse.... parce que j'ai un talent inné pour me faire des entorses quelques jours avant les courses aussi.  Moins depuis que je porte des souliers de course neutres quand même!

Aujourd'hui, j'ai congé d'entraînement.
Ça tombe bien puisque j'ai un peu mal au poignet gauche finalement alors je vais entraîner Juliette au clicker et je le tiens de la main droite.

Yé! Le décompte est commencé pour le marathon de Bristol, New Hampshire!!!
Ça tombe bien, on ne court pas avec les poignets!!!

Aube